Résumé :

 

 

Dimitri a tout pour être heureux.
Un petit-ami formidable, des amis en or, une vie étudiante de rêve...
Mais, quand un cauchemar vient semer le trouble et prend forme petit à petit, c'est sa vie qui est remise en question...

 

Prologue :
 
 

Serrant la tête de son homme contre son torse avec tristesse, il desserre son étreinte, le dépose au sol, et à cet instant, tout ce brouille autour de lui et devient noir. Une paralysie s’empare de son corps et le force à assister à cette funeste scène sans pouvoir fermer les yeux. La seule maîtrise qu’il lui reste est ses mains.

Lorsque le moment fatidique arrive, et que la détonation retentit, il serre les poings si forts qu’il s’enfonce les ongles dans la chair, du sang coulant abondamment des plaies. Puis son fluide vital continue de couler encore et encore, formant une énorme flaque, puis un lac, pour finir par une étendue infinie.

Un corps flotte à la surface. Dimitri tente de le rejoindre à la nage, mais à la seconde où il essaie, ses mains disparaissent totalement, puis ses pieds également, rendant impossible toute tentative de le rattraper, le liquide écarlate l’engloutissant peu à peu sans lui laisser une seule échappatoire.

Bientôt, il est totalement sous les eaux, ne pouvant reprendre son souffle.

Alors qu’il se voit mourir, tout tourne de nouveau autour de lui, comme un film que l’on rembobine. Et il se retrouve une journée en arrière, le matin même du drame. Les heures défilent, exactement comme auparavant, dans les moindres détails, jusqu’au moment fatidique de l’après-midi où il revoit Éric face à ce jeune homme, prêt à lui tirer dessus.

Il ne veut pas revivre ça, revivre cette horreur ! Alors il prie pour que ce ne soit qu’un rêve, pour qu’il se réveille, maintenant !

Et, à la seconde où la détonation retentit de nouveau, sa prière est exaucée…

 
chapitre 1 :
 
 

« Un cauchemar, ce n’était qu’un foutu cauchemar ! »

C’est ce que Dimitri ne cesse de se répéter depuis qu’il a ouvert les yeux en se réveillant en sursaut dans sa chambre, ses draps trempés de sueur, sa peau recouverte de chair de poule, une larme perlant sur sa joue.

Ce n’est peut-être qu’un cauchemar, mais Dimitri sait qu’il en gardera un souvenir amer. Comme une mauvaise intuition qui vous colle à la peau, comme la brise fraîche printanière qui souffle doucement sur votre nuque, comme un murmure à votre oreille, vous fredonnant un funeste présage.

Mais ce n’est qu’un cauchemar, un simple cauchemar, rien n’est réel…

Pourtant, Dimitri s’en souvient dans les moindres détails. Et, repenser à… non, il ne doit pas se faire du mal avec ça. Il en a des frissons dans le dos rien qu’à s’en remémorer.

Ce n’est qu’à cet instant que son réveil sonne, le sortant de ses pensées en le faisant sursauter. Il l’éteint d’un geste vif, et se retourne sous les couvertures pour faire face à la baie vitrée. En temps normal, il se serait rendormi. Puis Éric serait sorti de la salle de bain, serait rentré dans leur chambre pour s’habiller et lui aurait déposé un baiser sur le front pour le réveiller en douceur, avant de partir à la cuisine préparer le petit-déjeuner. Leurs matins ressemblent souvent à cela. Derechef, un frisson désagréable le secoue.

« Mais, “ça” a aussi commencé comme ça… »

Alors, au lieu de se rendormir, il se lève en un bond. Il entend l’eau couler, signe qu’Éric est encore sous la douche.

— Commençons cette journée autrement, se murmure-t-il pour lui-même.

Il ouvre la commode, attrape un boxer propre, et part rejoindre sa moitié.

Éric est en train de finir de se laver les cheveux, signe qu’il n’en a plus pour longtemps. Alors il se dépêche de retirer son pyjama et ouvre doucement la porte de douche pour se faufiler à l’intérieur sans un bruit. Il ne l’a pas entendu entrer, c’est alors, avec toujours la même prudence, qu’il entoure le torse de son homme de ses bras. Ce dernier sursaute en poussant un cri peu viril et en faisant tomber le flacon de shampoing. Dimitri étouffe un rire du mieux qu’il peut.

— Et ça te fait marrer, en plus !

Mais le concerné ne lui répond pas. Il se contente de resserrer sa prise et d’embrasser son cou.

— Bébé, tu sais très bien l’effet que ça me fait, et on n’a pas le temps de…

Il ne peut, cependant, terminer sa phrase, poussant un gémissement sous l’assaut de son compagnon en train de lui faire un suçon.

Ce dernier passe la langue sur sa peau frissonnante de désir, la mordille, la suçote langoureusement, et très vite c’en est trop pour Éric qui, les mains crispées sur le carrelage froid de la paroi, laisse échapper un profond soupir avant de se retourner pour faire face à son bourreau.

— Tu as gagné, lui souffle-t-il d’une voix rendue rauque par le désir.

Satisfait d’avoir obtenu gain de cause, il esquisse un sourire carnassier, avant d’être plaqué brutalement dos au mur, Éric se jetant sans ménagement sur ses lèvres. Ce n’est pas un baiser tendre et romantique, c’est un baiser urgent, empli d’un désir brûlant, presque bestial.

(La suite du chapitre 1 dans l'édition papier...)

 

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